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L’association BAAM dénonce les clichés sur les migrant.e.s LGBT

Cette semaine le pôle LGBT+ du Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des Migrant.e.s (BAAM) diffuse une campagne intitulée « Asile, clichés et LGBT ».

L’objectif est de tordre le cou à un certain nombre de préjugés et d’idées reçues sur les migrant.e.s LGBT. A commencer par le fait qu’il n’y ait pas de gays chez les migrants. « C’est faux, souligne le BAAM. Comme leurs parcours et leurs vécus, les orientations sexuelles et les identités de genre des migrant.e.s sont diverses. Plus de 70 états dans le monde pénalisent l’homosexualité, allant de l’emprisonnement jusqu’à la peine de mort, ce qui pousse les personnes LGBTQI à fuir. Il n’y a pas de chiffres officiels sur ces motifs de demandes d’asile mais, selon ACAT France (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), ils représenteraient 5 à 6% des demandes.

Autres préjugés: « C’est plus facile d’obtenir l’asile quand on est gouine » ou « on ne fuit pas son pays parce qu’on est bi », « une fois en France, c’est tranquille pour les trans ».

LE BAAM dénonce la pratique du récit de vie

Le BAAM en profite pour dénoncer la pratique du « récit de vie », demandé par l’OFPRA (Office Français pour la Protection des Réfugiés et des Apatrides): « Pour obtenir l’asile en France, les personnes LGBTQI doivent « prouver » à la fois leur orientation sexuelle, leur identité de genre et le fait que celles-ci constituent un motif de persécution. Ils et elles doivent convaincre l’OFPRA  via l’écriture de leurs récits de vie et lors d’un entretien. Cette procédure administrative intrusive et subjective, combinée aux obstacles linguistiques, accentue la difficulté des démarches. De fait, l’appréciation des agents de l’OFPRA repose sur la conformité à des stéréotypes de genre et la capacité des demandeur.se.s à parler de leur sexualité. »

L’association milite également pour un meilleur accueil des migrant.e.s au sein des centres chargés d’accueillir les demandeurs d’asile.

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Dans la vidéo ci-dessous, Julian, coordinateur du pôle LGBT+ et Héloïse, présidente du BAAM expliquent leur démarche: