police française
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Plus de 1000 crimes ou délits anti-LGBT en 2016, selon la police

C’est la première fois que l’on a les chiffres des infractions LGBT-phobes en France. Dans un communiqué, la Dilcrah révèle que les forces de police et de gendarmerie ont enregistré en 2016 « 1084 infractions commises du fait de l’orientation sexuelle réelle ou supposée ou de l’identité de genre (infractions « anti-LGBT»), subies par 1020 victimes. » Ces chiffres proviennent du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) du ministère de l’Intérieur.

32% d’injures, 24% de violences anti-LGBT

Selon le rapport, « Les infractions anti-LGBT subies par les victimes sont des injures ou des outrages à hauteur de 32%, et à 24 % des violences physiques. Viennent ensuite les menaces (18 %). Les discriminations constituent 2 % de cet ensemble, et les infractions à caractère sexuel 6 %. »

Les infractions touchent à plus de 50% des personnes de moins de 35 ans, parmi lesquels 30% ont entre 15 et 24 ans, « alors que cette classe d’âge ne représente que 12 % de la population », souligne le rapport.

30 % des infractions se déroulent sur la voie publique, 16 % dans des lieux ouverts au public et 7 % dans des services publics.  « D’un autre côté, un quart des infractions se déroulent dans des habitations ou dans d’autres lieux privés, ce qui montre la diversité des circonstances de ces agressions. », peut-on lire sur le document de la Dilcrah.

Plus de la moitié des infractions dans les grandes villes

Il ne surprendra personne par ailleurs que plus de la moitié des infractions signalées ont lieu dans les très grandes agglomérations. « Certes ces infractions sont nombreuses dans l’agglomération parisienne (19% du total,pour 17% de la population), mais c’est dans les grandes agglomérations de province que leur part, comparée à leur population, est plus importante : 33% des infractions anti-LGBT pour 24% de la population.

Plus de la moitié des infractions anti-LGBT ont lieu dans les très grandes agglomérations, qui abritent 40% de la population. Certes ces infractions sont nombreuses dans l’agglomération parisienne (19% du total,pour 17% de la population), mais c’est dans les grandes agglomérations de province que leur part, comparée à leur population, est plus importante : 33% des infractions anti-LGBT pour 24% de la population.

Ces chiffres officiels sont indéniablement une première. Dans les années qui viennent, leur évolution sera intéressante à observer. De son côté, SOS homophobie avait recensé en 2016 1575 appels concernant des injures ou actes homophobes. Un chiffre en augmentation par rapport à 2015.