Donald Trump célèbre le Mois de la Fierté en s’adressant à des anti-LGBT

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Le président américain Donald Trump a décidé de ne pas faire de discours pour honorer le Mois de la fierté LGBT, mais il fête ce mois d’une manière différente – en parlant lors d’un événement rempli d’orateurs anti-LGBTQ.

L’événement qui se déroule ce jeudi 8 juin s’appelle « Road to Majority », un rassemblement religieux conservateur où Trump interviendra aux côtés d’autres personnalités anti-LGBT.

Pat Boone – Un chanteur, acteur, animateur de télévision et producteur qui a déclaré que les droits des homosexuels est un «danger pour notre mode de vie» qui détruira les valeurs morales, la liberté religieuse et l’esprit américain.

Michael Medved – Un animateur de radio et auteur qui affirme que les États-Unis n’ont jamais interdit le mariage homosexuel, parlant de «mensonge libéral».

Ken Paxton – Le procureur général du Texas qui a demandé aux agents LGBTphobes de l’État de refuser les licences de mariage aux couples homosexuels après que la Cour suprême ait légalisé le mariage des couples de même sexe au niveau national.

Mike Pence – Le vice-président américain s’est toujours opposé aux droits LGBTQ à chaque étape de sa carrière politique.

Dr James Dobson – Le fondateur du groupe de haine anti-gay Focus on the Family. Dobson lui-même a déclaré que le véritable programme des droits des homosexuels est de détruire le christianisme et l’Amérique … c’est cela, bien sûr, mais il a oublié aussi la destruction du brunch.

Nous devons également souligner que la liste des 21 personnes qui doivent s’exprimer ne compte aucune personne de couleur – aucune. Cela vous donne une idée de son public clé.

Le discours de Trump est prévu trois jours avant la marche pour l’égalité prévue ce week-end à Washington.

Au cours de la campagne présidentielle, Trump a déclaré aux électeurs LGBTQ: « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger nos citoyens LGBTQ de la violence et de l’oppression de l’idéologie odieuse et étrangère, croyez-moi ».

Mais il ne semblait pas parler de l’idéologie haineuse dans son propre pays (et par «son propre pays», on entend les États-Unis, et non la Russie).

 

Traduction: Christophe Martet