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Militantisme: Que s’est-il dit aux Etats généraux LGBTQI d’Ile-de-France?
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Militantisme: Que s’est-il dit aux Etats généraux LGBTQI d’Ile-de-France?

Written by Christophe Martet on February 05, 2017
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Le lieu de la réunion des Etats Généraux LGBTQI d’Ile-de-France était en lui-même tout un symbole. L’Ageca, dans le 11e arrondissement, a souvent accueilli des associations LGBT. Dans les années 90, c’est là que durant plusieurs années, Act Up-Paris a mené son combat activiste contre le sida.
Dans la salle, plusieurs générations de lesbiennes, gays, bis, et trans se côtoient et vont durant plus de six heures, débattre ce que qui fait aujourd’hui communauté, sur les priorités, sur les enjeux et les écueils.

Parmi les trois organisatrices principales (avec Axelle Ouvrard et Gwen Fauchois), Alix Béranger, prend la parole pour rappeler que trois réunions préalables ont permis de rendre possible la tenue des Etats Généraux.
Elle ajoute:

« La réussite de ces Etats Généraux, c’est que chacun et chacune soit entendu.e, écouté.e respectée. Tout le monde a la légitimité à être là. N’hésitez à prendre la parole et à prendre soin de la parole des autres. Soyons fières, heureuses, confiantes, créatives, belles et beaux et soyons nous! »

Gwen, qui a été longtemps militante à Act Up, situe ces Etats généraux, dans l’histoire du mouvement LGBT: les Universités d’Eté de Marseille dans les années 80, des états généraux du sida en 1995, qui a vu une coalition se former notamment entre Aides et Act Up. Mais elle relève que, faute de moyens, les premiers Etats généraux LGBTI, initiés par Erwann Le Hô et Christine Nicolas (présente aujourd’hui), n’ont pu être retranscrits.
Christine Nicolas, après avoir rappelé comment s’étaient déroulés les Etats Généraux en novembre 2015, explique que les contributions présentées aujourd’hui ressemblent à celles d’il y a un an.

 

Près d’une trentaine de contributions reçues

Car en ce dimanche, les discussions ne partaient pas de rien. Les organisatrices avaient reçu près de 30 contributions, d’individus ou d’associations sur de nombreuses thématiques: le ChemSex, vieillir LGBT, la prise en compte de la grossophobie ou encore les nouveaux champs de bataille du langage et des médias.
Les deux animatrices rappellent les règles de prise de parole: deux minutes, pas plus, cinq interventions. Si la personne est trop longue, la salle peut applaudir (un peu comme la musique qui arrive aux Oscars).

Alors, que s’est-il dit à ces premiers Etats Généraux LGBTQI d’Ile-de-France? Plutôt que de vous proposer un compte-rendu exhaustif de ce qu’il s’est dit (et votre serviteur est journaliste, pas sténo), nous vous proposons un verbatim de la plupart des interventions.

A plusieurs reprises des femmes réfugiées et des aidantes de Lesbiennes dépassent les frontières prennent la parole.

Une préoccupation qui rejoint celle de Pierre, qui dit: « Nous avons besoin d’une expertise juridique. On subit le droit mais il n’y a pas diffusion de l’expertise. Il y a des juristes, qui réfléchissent pour démanteler le mariage pour tous et ça va commencer par la filiation. »

 

Dans l’après midi, après une passe d’armes sur la contestation de la méthodologie adoptée (on a même entendu parler de méthodologie « néo-libérale », si, si), Veronica, qui fait partie des Dégommeuses, lance: « Comment être concret.e.s? Mon espoir c’est qu’on refonde le mouvement LGBTI, qu’on trouve nos mots d’ordre, nos stratégies. »

Trois grandes questions sont posées:

 

Mais certains et certaines font part aussi de leurs doutes ou de leurs craintes.

Il est presque 18 heures. La conclusion approche.

Alix: « Nous avons clairement besoin d’une méthologie, pour continuer les débats, réfléchir à la suite. » Mais Gwen prévient: « Pour cela, il faut un groupe d’organisation. »
Certain.e.s pourraient avoir le sentiment que ce type de réunions ne débouche sur rien. Mais c’est déjà une gageure d’avoir pu, en l’espace de quelques semaines, réunir autant d’associations et d’individus avec l’envie de parler et de tracer un chemin pour le mouvement LGBTQI, si divers qu’il puisse être.

A suivre?

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