La FDA vient d’approuver un médicament qui traite tous les principaux types d’hépatite C

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La semaine dernière, la Food and Drug Administration (FDA), l’agence du médicament américaine, a approuvé Mavyret (contenant deux molécules: glecaprevir et pibrentasvir), un traitement de huit semaines développé par la société pharmaceutique AbbVie et qui est efficace sur les six principales souches d’hépatite C (VHC).

Le VHC est une infection virale transmissible par le sang qui peut causer des dommages sévères au foie (cirrhose), une insuffisance hépatique et la mort.

Les hommes gays et bis sont-ils plus à risque de contracter l’hépatite C?

Bien que les Centres de contrôle des maladies (CDC) affirment que le VHC a une incidence plus élevée de transmission chez les hommes gays et bi-surtout s’ils participent à des activités à haut risque comme l’injection de drogues et d’autres méthodes de partage du sang – les indicateurs de risque de transmission sexuelle du VHC chez les gays et les hommes bis ont été incohérents dans les études précédentes.

Le magazine Positively Aware dit que, malgré l’avertissement des CDC, les gays et les hommes bis ne sont généralement pas plus sensibles à la maladie que les autres.

En quoi ce traitement approuvé de l’hépatite C récemment par la FDA est-il différent des précédents?

D’autres traitements par comprimés pour le VHC existaient avant la semaine dernière. Selon cbsnews.com, les premiers traitements contre le VHC impliquaient «des piqures et des pilules qui donnaient aux patients des symptômes semblables à ceux de la grippe et qui guérissaient à peine la moitié d’entre eux». Les formes antérieures de médicaments contre le VHC ne traitent que des patients atteints de certaines souches de VHC ou à des stades particuliers de la maladie.

En 2013, la société pharmaceutique Gilead a présenté les premiers traitements seulement par voie orale et qui guérissent du VHC chez 90% des patients dans les 12 semaines. Cependant, le traitement par Mavyret est plus court et moins cher que les traitements préexistants, offrant aux médecins et aux assureurs plus de choix pour le traitement.

Malgré l’efficacité du traitement, Mavyret ne peut traiter que le VHC chez certains patients, en particulier ceux avec ou sans cirrhose légère, une maladie rénale modérée à sévère ou ceux qui sont en dialyse (un processus médical pour purifier le sang lorsque les reins ne sont pas entièrement fonctionnels).

Que se passe-t-il maintenant avec le médicament anti-hépatite C approuvé par la FDA?

AbbVie a déclaré qu’il allait maintenant chercher à obtenir une couverture par Medicare, Medicaid et par l’Administration des anciens combattants, les plus importants assureurs médicaux aux États-Unis.

Les effets secondaires de Mavyret comprennent la nausée, le mal de tête, la fatigue et des démangeaisons de la peau. Il peut également provoquer une réactivation du virus de l’hépatite B chez les patients qui ont déjà eu l’hépatite B.

Les CDC estiment que 2,7 millions à 3,9 millions d’Américain.e.s vivent avec le VHC. Bien qu’il existe un vaccin contre les hépatites A et B, il n’existe aucun vaccin de ce type pour le VHC.

Et en Europe?

 

La commission européenne a accordé fin juillet dernier l’autorisation de mise sur le marché pour Maviret (le nom choisi en Europe). Ce traitement de AbbVie est maintenant autorisé à être utilisé dans tous les 28 États membres de l’Union européenne, ainsi qu’en Islande, au Liechtenstein et en Norvège.

Traduction: Christophe Martet

Image principale par jarun011 via iStock