lutte contre le sida
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François Fillon interpellé par les militant.e.s de la lutte contre le sida

Dans un communiqué publié lundi 13 février, de nombreuses associations de lutte contre le sida interpellent le candidat des Républicains à la présidentielle, François Fillon.
La semaine dernière, sur les réseaux sociaux, une campagne de dénigrement, visiblement orchestré par des milieux proches du candidat, a visé Eve Plenel, militante de la lutte contre le sida depuis le début des années 2000.
Les informations qui circulaient faisaient état d’un salaire de 3000 euros net à mi-temps à la Mairie de Paris. En pleine tourmente avec les emplois présumés fictifs de ses proches, les alliés de François Fillon  avait désigné une cible de leurs attaques qui se trouve aussi être la fille d’Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, un site d’investigation dans le viseur des Républicains.
Bernard Jomier a éteint la polémique en expliquant que Eve Plenel était employée à mi-temps pour le programme de Paris sans sida, pour un salaire net de 1682 euros. On est loin des chiffres avancés par les proches de Fillon.

Les associations affirment qu’elles apportent tout leur soutien à Eve Plenel et qu’elles peuvent constater tous les jours la réalité de son travail avec les associations, les chercheurs-es, les médecins, les élu-es.
Les associations interpellent aussi le candidat Fillon sur son programme:

« Le combat contre l’épidémie est un enjeu politique dont tous les aspects doivent être débattus. Nous sommes prêt-es à en débattre avec tous les candidats, notamment François Fillon. Sa promesse de démanteler l’Aide Médicale État (AME), destinée aux migrant-es sans papier, aura pour effet de bloquer l’accès aux soins et de retarder le dépistage chez des personnes exclues et précarisées. La remise en cause de la Sécurité sociale aurait le même effet dans toute la population. Le combat qu’il entend mener contre les droits des personnes lesbiennes, gaies, bies, trans, queer ou intersexe renforcerait les discriminations dont elles sont victimes et qui font le jeu de l’épidémie. Ce sont ces sujets qu’il faut aborder. »

A l’heure où nous publions, nous n’avons pas eu connaissance d’une réaction de l’équipe de François Fillon.