Journée de la bisexualité 2016
Journée de la bisexualité 2016

Journée internationale de la bisexualité: une enquête sur la biphobie et une marche

Aujourd’hui 23 septembre, c’est la journée internationale de la bisexualité. Une marche, organisée par l’association Bi’Cause, est prévue aujourd’hui à Paris. Le cortège partira de la place du Colonel Fabien à 14h, avec le même mot d’ordre que l’an dernier: « La bisexualité existe. Les personnes bies aussi. »

Une enquête sur la biphobie

Hier, Bi’cause, Act Up-Paris, le Mag, FièrEs et Sos Homophobie ont lancé une enquête sur la biphobie.

« Cette première enquête remplit un grand vide: elle contribuera à éclairer toute association qui voudrait se saisir de cette thématique, à produire des données, des savoirs et des analyses dont le milieu militant et associatif a grandement besoin, écrivent les associations dans un communiqué de presse. Elle permettra également aux associations d’intervenir auprès de tout-e interlocutrice-teur ayant des pouvoirs d’action ou de décision et de visibiliser les personnes concernées afin de faire reculer ces discriminations.

Ce n’est pas la première initiative dans ce sens, comme le rappellent les associations: « En 2015, la première enquête nationale sur la bisexualité, initiée par Act Up-Paris, Bi’Cause, le MAG Jeunes LGBT et SOS homophobie, révélait qu’à la question «Pensez-vous que les bisexuel-le-s peuvent être discriminé-e-s en raison de leur orientation sexuelle ?», 73% des quelques 6 100 personnes répondaient « oui », et 11 %, « peut-être ».

Cette discrimination est présente « dans la société, dans les relations interpersonnelles, parfois même dans l’intimité et parfois même de la communauté LGBT+ », note également le communiqué de presse.

 

Divisé en cinq parties (Vous, Votre visiBIlité, Discriminations et/ou agressions en raison de l’orientation sexuelle et/ou affective/romantique, Santé/bien-être et Biphobie et autre-s oppression-s), le questionnaire a pour objectif de capter le plus largement possible les expériences vécues de biphobie ainsi que celles qui se mêlent à d’autres discriminations.

Le questionnaire sera diffusé sur Internet (enquete-biphobie.org) et partout en France en version papier, grâce au tissu associatif local.

De son côté, l’association des journalistes LGBT invite les médias à sortir des clichés sur les personnes bies.

Photo: Xavier Héraud