Marais "no-go zone"
Marais "no-go zone"

Pour les ultra-conservateurs américains, le Marais serait devenu une « no-go zone » après l’affaire Théo

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La droite extrème américaine et ses alliés dans les médias ont bien du mal avec les faits. Ils semblent aussi avoir du mal avec la géographie si l’on en croit plusieurs articles relatant les suites de l’affaire Théo, ce jeune homme ayant subi des violences lors de son arrestation début février. Un des quatre policiers est d’ailleurs mis en examen pour viol, sa matraque ayant causé une blessure de 10 cm dans l’anus du jeune homme.

Des manifestations de solidarité et de colère ont suivi ce drame, et parfois, du fait de manifestants qui voulaient en découdre abec la police, certains rassemblements ont vu des échauffourées et des violences urbaines. Il n’en faut pas plus pour que Pamela Gebber, une des porte voix de la droite ultra-conservatrice, décrive une France à feu et à sang. Dans un article titré: Les no-go zones s’étendent alors que la violence se répand à travers la France, elle n’y va pas de main morte.

Jugez plutôt:

Les émeutes de Paris se répandent maintenant à travers la France alors que les émeutiers mettent en scène des batailles avec la police qui a transformé certaines régions du pays en zones interdites.
Les affrontements se sont étendus à Nantes en Bretagne, à Lille – la capitale du Nord-Pas-de-Calais et à Rouen en Normandie où le prêtre catholique, le père Jacques Hamel, a été assassiné alors que Il a dit la messe de l’autel l’été dernier. La police a été ciblée avec des cocktails molotov, chassé avec des voitures, frappé avec des poteaux en acier, a servi de cibles et a reçu des boules de métal lourd du jeu français Pétanque (sic).

Elle ose même cette comparaison: il a fallu 5 ans pour se débarrasser des Nazis en France, avec des millers d’alliés et beaucoup de cash. Quel sera le coût cette fois-ci?

 

A l’appui de son propos, l’éditorialiste produit une carte où sont indiquées ces fameuses « no-go zones » dans la région parisienne ainsi que dans la capitale.

Vous serez sans doute surpris d’apprendre que les quartiers de Barbès, Ménilmontant et du Marais sont devenus des zones où ne peuvent plus se rendre les citoyens de ce pays.

Pour nous, les seules « émeutes » qui peuvent se produire dans le Marais sont provoquées par les soldes dans les nombreux fashion corners qui occupent les meilleurs emplacements de ce quartier de moins en moins gay.