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Ludovine de la Rochère perd à nouveau son procès en diffamation contre Act Up-Paris Infos

Ludovine de la Rochère perd à nouveau son procès en diffamation contre Act Up-Paris

Written by Xavier Héraud on November 02, 2017
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Ce sont des paroles prononcées en 2013 sur la chaîne d’info iTélé (aujourd’hui CNews) qui ont valu à Laure Pora, présidente d’Act Up-Paris à l’époque, d’être poursuivie par Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, et par la Fondation Jérôme Lejeune pour diffamation.

Interrogée à propos d’une action devant la Fondation Jérôme Lejeune, où Ludovine de la Rochère travaillait comme directrice de la communication , la présidente d’Act Up-Paris avait déclaré: « C’est ces gens-là qui soutiennent l’homophobie, soutiennent les violences, et nous on ne fait jamais que le dire ».

Le 4 août 2013, les militants d’Act Up Paris avaient placardé des affiches portant le logo LMPT barré de slogans tels que « shame », « homophobes » ou « La Manif pour tous, homophobe », sur la façade de la Fondation, qui lutte notamment contre l’avortement, et l’avaient bombardée de préservatifs remplis de faux sang (voir vidéo ci-dessous).

Ludovine de la Rochère et la Fondation Lejeune avaient déjà perdu en première instance

Ludovine de la Rochère et la Fondation Jérôme Lejeune avaient perdu en première instance. « Si cinglants soient-ils », ces propos « ne sont pas suffisamment précis » pour faire l’objet « d’un débat contradictoire sur la preuve de leur vérité et relèvent de l’expression d’une opinion subjective », et « ne sont donc pas diffamatoires », avaient alors considéré les juges, comme le rapportait Ouest France.

La Cour d’appel de Paris a confirmé ce jugement. Maître Karine Geronimi, avocate d’Act Up-Paris nous fait part de sa satisfaction: « La Cour a jugé que les propos tenus restaient dans les limites de la liberté d’expression. Cette liberté fondamentale a donc été une nouvelle fois réaffirmée par la Justice. », affirme-t-elle à Hornet.

En revanche, Laure Pora et Act Up-Paris ont été condamnés en appel pour « injure publique » pour avoir placardé les affiches, après avoir été relaxés en première instance. Maître Geronimi nous confirme qu’elle s’est pourvue en Cassation au nom de ses clients.

Photo via Wikipedia

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