extrême-droite procès
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Prison avec sursis requise pour deux militants d’extrême-droite pour menaces de mort lors d’une Marche des Fiertés

Marie Roussel, de France Bleue a assisté mardi 7 février au procès en appel de deux militants d’extrême-droite à Nancy où des peines de prisons avec sursis ont été requises pour menaces de mort en raison de l’orientation sexuelle.

Rappel des faits: le 31 mai 2014 se tient à Nancy la traditionnelle Marche des Fiertés. Mais huit membres (dont six cagoulés) d’un groupuscule d’extrême-droite, « Lorraine nationaliste », déploient une banderole « Allez brûler en enfer ».

En première instance, en janvier 2015 les deux prévenus, retrouvés à partir des vidéos prises au moment des faits et par l’ADN sur les fumigènes, avaient écopé de six et huit mois de prison avec sursis. Ensemble, ils étaient condamnés à verser 3 000 euros de dommages et intérêts à l’association Equinoxe de Nancy, qui s’est portée partie civile. Les mêmes peines ont été requises en appel.

Leur avocat a plaidé la liberté d’expression, une défense rejeté par l’avocat de la partie civile tout comme le procureur qui a souligné les « termes violents » tenus sur cette banderole.
La journaliste raconte que les deux prévenus restent muets durant l’audience. La première présidente lâche: « C’est bien regrettable qu’ils ne s’expriment pas… Même si c’est plus simple ».
En sortant de la salle, ‘un des prévenus a tenté de se défendre au micro de France Bleue, expliquant qu’il s’agissait d’une « incitation à la haine ».

Mais Jérémy Baudoin, président de l’association nancéienne Equinoxe, lui, se montre assez confiant sur la décision de la Cour d’appel même s’il dit craindre de voir les peines atténuées.

 

L’affaire a été mise en délibéré au 16 mars prochain.

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