PMA couples de femmes
PMA couples de femmes

Six Français.e.s sur dix sont favorables à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes

Soixante et un pour cent. C’est le pourcentage de Français.e.s qui seraient favorables à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes. Ces chiffres encourageants sont tirés du Baromètre d’opinion* du ministère des Affaires sociales et de la Santé.

 

Moins d’opposants à la PMA

Dans cette grande enquête auprès de 3038 personnes interrogées en face à face, plusieurs questions portaient sur la famille. Six Français.e.s sur dix favorables à la PMA, c’est un bon score. De plus, les opposant.e.s à la PMA pour les femmes lesbiennes sont en diminution passant de 43 à 37%. Mais BVA, qui a réalisé l’enquête n’a pas posé la question pour les femmes célibataires.

 

 

Dans le même sondage, on apprend que 59% des personnes interrogées sont pour l’adoption par les couples homosexuels. L’analyse par critères sociodémographiques montre que l’adhésion à l’adoption par les couples homosexuels est très liée à l’âge. Ainsi, 70 % des moins de 35 ans y sont favorables, pour 50 % des 50 ans, les 65 ans et plus y étant, quant à eux, majoritairement opposés (55 %). Les femmes y sont aussi plus favorables (67 %) que les hommes (51 %) . Les parents y sont également majoritairement favorables, avec une nuance de 
niveau entre les parents ayant 3 enfants ou plus à charge (60 %) et ceux en ayant un (65 %) ou deux (69 %).

Plus partagés sur la GPA

Sur la GPA (gestation pour autrui), les Français.e.s sont partagé.e.s. Ainsi, 
50 % des Français.e.s déclarent être favorables à ce que « les couples hétérosexuels et/ou les couples homosexuels puissent recourir à la gestation pour autrui pour avoir un enfant, c’est-à-dire faire appel à une mère-porteuse », contre 48 % qui y sont opposé.e.s. 
Au sein de la moitié des Français qui y sont favorables, 37 % le sont pour les couples hétérosexuels comme homosexuels, mais 12 % seulement pour les couples hétérosexuels et 1 % seulement pour les couples homosexuels. 
L’adhésion au principe de la GPA a progressé de sept points de pourcentage par rapport à 2014.

 

 

La question de la GPA divise au sein-même des associations LGBT. Vendredi 24 mars, l’Inter-LGBT, qui regroupe des dizaines d’associations, expliquait que la GPA ne faisait pas consensus et que l’Inter-LGBT ne prenait pas position. Illustration du malaise que suscite la Gestation pour autrui. L’analyse par critères sociodémographiques montre que les femmes restent plus favorables au principe que les hommes, mais les 
écarts de réponses apparaissent plus réduits que sur les questions 
précédentes (52 % d’adhésion chez les femmes, pour 48 % chez les hommes). Enfin, 57 % des moins de 35 ans adhèrent au principe de la GPA, pour 43 % des 50 ans et plus dont seulement 
36 % des 65 ans et plus.

 

Le fait que les opinions favorables progressent est le signe que la société évolue différemment sur cette question que les politiques. Les cinq principaux candidat.e.s à l’élection présidentielle sont opposé.e.s à la gestation pour autrui.

LIRE AUSSI: Quelles sont les positions des 11 candidat.e.s à la présidentielle sur les questions LGBT?

 

*Le Baromètre d’opinion de la Drees est un outil de référence pour analyser l’évolution de l’opinion des Français sur leur santé, sur la protection sociale (assurance maladie, retraite, famille, handicap-dépendance, pauvreté- exclusion) ainsi que sur les inégalités sociales.
L’enquête est réalisée à la demande de la Drees par l’Institut BVA depuis 2004. Elle existe depuis 2000. En 2014 a été introduit un module portant sur la cohésion sociale, exploité en collaboration avec la DGCS. Ce module est le prolongement du Baromètre de la Cohésion sociale, qui était collecté et analysé par le Credoc depuis 2011.
Un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans ou plus habitant en France métropolitaine a été interrogé en face-à-face, du 17 octobre au 28 novembre 2016.
Cet échantillon est constitué de 3038 personnes en 2016 (nommées « Français » dans ce document), ce qui représente une taille importante pour ce type d’enquête. Il a été construit selon la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence, après stratification par région et catégorie d’agglomération.