tendances lesbiennes pharmacie
tendances lesbiennes pharmacie

Une pharmacie en ligne italienne affirme guérir les « tendances lesbiennes » par l’homéopathie

Jusqu’à il y a encore quelques heures, sur le site d’une pharmacie en ligne de la région italienne d’Emilie-Romagne, on pouvait trouver un médicament homéopathique, dont l’une des indications thérapeutiques était la guérison des « tendances lesbiennes ». Sous le nom du produit, DR. Reckeweg R20, l’ingrédient actif permettant cette prouesse scientifique s’appelle Ovaria.

D’après la description qu’en fait le site de vente en ligne, qui est approuvé par le Ministère de la Santé, l’Ovaria, un des principes « actifs » de DR. Reckeweg R20, est utilisé comme remède pour « les irrégularités menstruelles, les troubles de la ménopause, les déficits de mémoire, la dépression, les troubles fonctionnels des glandes, le complexe d’infériorité, l’impuissance, la frigidité féminine, les tendances lesbiennes, […] « .

 
Le premier à signaler cette farce a été le site Butac qui traque la désinformation et les fakes news et qui a interpellé la ministre de la Santé Beatrice Lorenzin. D’autres sites qui vendent ou conseillent les produits homéopathiques, dont le DR Reckeweg R20, n’ont pas dans la description du produit la référence à l’orientation sexuelle.
 

De nombreux sites et médias italiens ont relayé ensuite l’information qui a du parvenir jusqu’à la dite pharmacie en ligne. Le produit homéopathique y est toujours en vente, mais la mention « tendances lesbiennes » a disparu.

 
Si l’on en croit la version italienne de Blasting News, la guérison de l’homosexualité par l’homéopathie a été prise très au sérieux, en Allemagne notamment.
Dès 2011, en effet, l’association des médecins catholiques allemands (BKA) a rendu public le développement d’une thérapie dirigée contre les gays et les lesbiennes qui voulaient surmonter leur homosexualité. La thérapie se composait entre autres de remèdes homéopathiques… et de beaucoup de prières. Une mythologie relayée en 2015 par un prêtre mexicain, cette fois, sans doute en mal de notoriété.
La science a souligné à plusieurs reprises et a définitivement statué que l’homosexualité n’est ni une maladie ni un trouble.