russie zone sans gays
russie zone sans gays

Un maire russe a déclaré sa ville ‘zone sans gays’… puis les queers sont arrivés!

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Note du rédacteur: Les liens dans cet article vont tous vers des sites en langue russe.

La Russie a établi une loi interdisant la propagande pro-gay, ce qui est exactement ce que vous lisez en ce moment, camarades! Un maire russe a pris une mesure supplémentaire en déclarant sa ville «une zone libre des gays». Une affirmation absurde qui a immédiatement attiré des activistes LGBT. Nous, les gays, adorons découvrir de nouveaux endroits.

Sergey Davydov, maire de Svetogorsk – une petite ville industrielle à la frontière entre la Russie et la Finlande – a déclaré sa région comme «sans gay». On ne sait pas comment il a testé l’hétérosexualité de chacun des 15981 habitant.e.s de sa commune. Il avait sans doute l’intention de renforcer son propre crédit nationaliste et homophobe avec cette sa déclaration débile.

En réponse, sept activistes LGBTQ de Saint-Pétersbourg représentant l’Alliance pour l’Egalité des Hétérosuels et des LGBT (AHLE) ont visité sa ville pour lui parler. Le leader de AHLE, Aleksei Nazarov, qui n’a pas accompagné le groupe, aurait plaisanté en disant qu’ils voulaient que le maire les aide à organiser le tourisme gay et une gay pride.

Il y a deux rapports différents sur ce qui s’est passé ensuite: Une version indique que des douaniers ont arrêté le bus des activistes. Après avoir vu qu’ils n’avaient pas les papiers nécessaires pour entrer dans la région, ils ont arrêté deux militants nommés Kanakova Boris et Andrey Potapov. Un des gardiens aurait demandé à Andrey Potapov: «Allez-vous à la maternelle?» Dans une suggestion grossière sur la pédophilie.

Une deuxième version plus étrange affirme que les activistes auraient été arrêtés après avoir visité un magasin qui vendait des sucettes en forme de pénis. Les commerçants n’ont pas apprécié que les militants filment dans le magasin et les ont poussés dans une remise. Quelqu’un a appelé la police. Nous avons traduit tout cela à partir d’un site web russe, donc tout est très confus.

Après avoir appris leur capture, le maire aurait « promis que les homosexuels ne partiront pas, et puis, ne passeront pas », un peu comme un Gandalf anti-gay.

Quoi qu’il en soit, les quatre autres ont été autorisés à passer, mais ont été plus tard détenus par le FSB (Service fédéral de sécurité de la Russie). Les militants ont été accusés de «violer le régime frontalier» et peuvent recevoir un avertissement avant d’être expulsés de la région, même si l’on ne sait pas s’ils seront confrontés à d’autres sanctions légales.

Traduction: Christophe Martet

(Image via Towleroad)