actes LGBTphobes SOS homophobie
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SOS homophobie enregistre une inquiétante augmentation des actes LGBTphobes en 2016

L’année dernière, les actes LGBTphobes ont augmenté de 19,5% en France, selon le rapport de l’association SOS homophobie rendu public aujourd’hui. En 2016, SOS homophobie a recueilli 1575 témoignages d’actes LGBTphobes contre 1318 en 2015.
Ainsi, après deux années de baisse du nombre de témoignages reçus (- 38% en 2014 et – 40 % en 2015), les actes déclarés sont à la hausse. C’est une augmentation préoccupante

Tableau des témoignages recueillis © SOS homophobie

Dans le détail, les cas de gayphobie augmentent de 15 % et les cas spécifiquement lesbophobes augmentent de 16 %. Les cas de biphobie augmentent de 48 % et les cas spécifiquement transphobes augmentent de 76 %.

Joël Deumier, président et Véronique Godet, vice-présidente, ont commenté ces chiffres lors d’une conférence de presse. Selon eux, le climat engendré par les élections et la mobilisation des anti-égalité comme Sens commun et la « Manif pour tous » a légitimé les actes de haine LGBTphobes.

Véronique Godet et Joël Deumier lors de la conférence de presse, 10 mai 2017

Trois faits majeurs ont également suscité un grand nombre de témoignages en 2016: le changement d’état civil pour les personnes trans, l’ouverture du don au sang aux Hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes et la campagne de prévention du VIH à destination des gays. Ces trois sujets ont déclenché des discours très négatifs de la part des homophobes. Comme l’explique Véronique Godet, l’avancée des droits provoque aussi une remontée des actes et propos homophobes.

Joël Deumier insiste pourtant sur la grande acceptation des citoyens, citant notamment les 61% des personnes favorables à la PMA. Il estime que plus les droits sont accordés, plus l’homophobie recule.

Les actes LGBTphobes touchent principalement les jeunes mineurs et les séniors LGBT (à partir de 60 ans). Dans le milieu scolaire: 59% des actes concernent des personnes mineures. Des établissements demandent souvent à SOS homophobie d’intervenir dans des écoles ou des classes touchées par l’homophobie. « Pédé, en 2016, c’est la première insulte prononcée dans l’école », ajoute Véronique Godet. Avec parfois des conséquences dramatiques: le taux de suicide est entre 4 et 7 fois plus élevé chez les jeunes homos que chez les jeunes hétéros.

Pour contacter SOS homophobie: 
Ligne d’écoute 01 48 06 42 41 anonyme, du lundi au vendredi (18h-22h), samedi (14h – 16h),  dimanche (18h-20h) (hors jours fériés) ou par courriel ou Chat’ sur le site www.sos-homophobie.org (tous les jeudis 21h-22h30 et dimanche 18h-19h30)

(Image BlackSalmon via iStock)

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