#DeleteUber
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Uber cible d’un boycott pour avoir voulu exploiter les décrets anti-immigration de Trump

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Les clients pro-immigrants se joignent au trend #DeleteUber (Supprimer Uber), boycottant le service de transport après que la compagnie a essayé d’exploiter une grève faite en solidarité avec  des réfugié.e.s touchés par le Muslim Ban (décrets anti-immigration) de Trump.

Ce week-end, une organisation de taxis de New York a conduit une grève à l’aéroport international de JFK pour protester contre la mesure des Républicains contre les réfugiés musulmans. L’organisation a exhorté les chauffeurs de taxi à ne pas travailler à l’aéroport JFK, mais plutôt à se joindre à la manifestation.

Alors que d’autres personnes ont vu une belle manifestation de solidarité face à la bigoterie, Uber y a vu une occasion de faire des affaires. La compagnie a annoncé qu’elle allait suspendre la hausse des prix, une pratique habituelle d’Uber qui augmente ses tarifs pendant les heures de pointe. En d’autres termes, Uber allait offrir son service à un prix plus bas prix que d’habitude.

Les activistes ont accusé Uber de vouloir  briser la grève des travailleurs des taxis. Ils ont dit qu’Uber attaquait les droits des travailleurs et soutenait par ricochet le décret anti-immigrants:

Uber écrit: « Les prix de haut trafic sont supprimés à l’aéroport de JFK. Cela peut occasionner des retards. Merci  de votre patience. » En réponse, Hunter S. Fallon écrit: « bravo à Uber pour briser une grève pour faire du profit des réfugiés bloqués. »

Immédiatement, le hashtag #DeleteUber a commencé à circuler, et des clients ont fermé leur compte Uber, dégoûtés par l’attitude de l’entreprise face à la manifestation. Les consommateurs se plaignent également des pratiques de travail d’Uber et de la relation étroite de son patron, Travis Kalanick,  avec Trump.

Uber a prétendu qu’il n’essayait pas de briser la grève. Mais les gens n’étaient pas convaincus, comme tim? qui écrit: « Réfléchissez avant de faire quelque chose qui va affecter une grève de travailleurs ».

En attendant, Lyft, une autre application de transport, a vu une occasion pour la bonne publicité. La compagnie a annoncé qu’elle faisait un don de un million de dollars à l’association de défense des droits humains ACLU (American Civil Liberties Union).

Certains consommateurs ont salué cette action et se sont engagés à passer à Lyft:

D’autres ont souligné que Lyft a des pratiques de travail sordides aussi, et n’est pas vraiment une bonne alternative. Hunter S. Failson écrit: « si Lyft veut vraiment montrer son engagement financier sur les droits humains, elle devrait considérer ces chauffeurs comme des salariés ».

Le PDG d’Uber a également défendu ses liens avec l’administration Trump, en disant:

Nous nous associons dans le monde de façon optimiste en croyant qu’en parlant haut et en s’engageant nous pouvons faire une différence. […] C’est pourquoi j’ai accepté au début du mois de décembre de rejoindre le groupe consultatif économique du Président Trump avec Elon Musk (PDG de Tesla), Mary Barra (Présidente de General Motors), Indra Nooyi (Présidente / PDG de Pepsi), Ginni Rometty / CEO d’IBM), Bob Iger (PDG de Disney), Jack Welch (ancien Président de GE) et une douzaine d’autres chefs d’entreprise.

 

Traduction: Christophe Martet