thérapies conversion
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Le Royaume Uni condamne les thérapies de conversion mais ne souhaite pas les interdire

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En Europe, pour l’instant, Malte est le seul un pays qui a interdit les thérapies de conversion. Depuis janvier, une pétition a été lancée au Royaume Uni pour réclamer l’interdiction de ces méthodes unanimement jugées inefficaces. La pétition a recueilli plus de 33000 signatures. Mais 100 000 sont nécessaires pour qu’une discussion puisse avoir lieu au Parlement.

Cependant, le ministère de la Santé a fait connaître la position du gouvernement. Son message a été posté directement sur la page de la pétition:

« Le gouvernement reconnaît pleinement l’importance de cette question et l’impact négatif que ce traitement pourrait avoir sur les lesbiennes, les gays et les bisexuels.

Il n’y a aucune preuve que ce type de traitement est bénéfique, et en effet, il peut bien causer des dommages importants à certains patients. […]

C’est pourquoi nous avons déjà travaillé avec les principaux organismes d’enregistrement et d’accréditation des praticiens de la psychothérapie et du counseling, y compris le Conseil britannique pour la psychothérapie (UKCP), pour développer d’abord une déclaration de consensus puis un protocole d’entente engageant les organisations signataires à une gamme d’activités y compris la formation et la sensibilisation de leurs membres sur cette question. »

Radiation immédiate des médecins

Par ailleurs, comme le signale PinkNews, le gouvernement a annoncé que quiconque pratiquerait ces thérapies de conversion serait immédiatement radié. Cela suffit aux pouvoirs publics. Mais le concepteur de la pétition aurait souhaité qu’on aille plus loin en interdisant de telles pratiques qui comme il le rappelle, « incluent souvent des électrochocs, des conseils pour se suicider et [sont] une idéologie dangereuse qui lient les identités LGBTI à des abus sexuels par des membres de la famille durant la jeunesse. »

L’actuel vice-président américain Mike Spence a tenu dans le passé des propos ambigus sur la nécessité pour certains de changer leurs pratiques sexuelles.

Le pape est également un farouche opposant à l’interdiction des thérapies de conversion. Normal. C’est souvent le fonds de commerce de chercheurs et de médecins qui fondent leurs pratiques non sur la science mais sur la religion.