université Cardiff homosexuel
université Cardiff homosexuel

L’université de Cardiff recommande de ne plus utiliser le mot « homosexuel » et le net réac crie à la censure

L’université de Cardiff au Pays de Galles a publié la semaine dernière un «Code de pratique sur l’utilisation de la langue inclusive ». C’est un document à destination du personnel et des étudiant.e.s.
Ce document explique que certains mots ou certaines expressions ne sont plus appropriées. Ainsi, peut-on lire: « homosexuel » et « hétérosexuel » semblent chargés des valeurs d’une époque antérieure. Se référer à des relations «de même sexe» et «de sexe différent» est une bonne option. »

Le document ajoute: « Les termes tels que conjoint/mari/femme présument des relations. Vous ne devez les utiliser que lorsque vous êtes certain que c’est le terme préféré. Sinon ‘partenaire’ est plus approprié. »

Le guide avertit également qu’un certain nombre de termes sexospécifiques, comme l’humanité (mankind), le président (chairman) et la femme au foyer (housewife), sont inacceptables. Ils devraient être remplacés par des variantes qui tiennent compte du genre. L’université prévient que des sanctions pourraient être appliquées.
Il n’en a pas fallu plus pour que certains sites réactionnaires crient à la censure. C’est selon eux la fin de la liberté d’expression. Jugez-en sur les titres des articles:

– « Une autre université opprime la liberté d’expression » (The Inquiring Mind)
– « L’Université Métropolitaine de Cardiff interdit les mots genrés » – (Breitbart)
– « Vous n’imaginez pas les mots que cette université vient de bannir » (BlabberBuzz)

Face à la fronde, l’université a tenu bon et expliqué sa démarche:

« Les plaintes concernant les excès du politiquement correct et leur impact sur les cultures organisationnelles ne sont pas nouvelles. La liberté académique et la célébration de la diversité sont des pierres angulaires de la vie universitaire – et sont entièrement compatibles les unes avec les autres. L’Université a une approche pour offrir un environnement de travail positif, exempt de discrimination, de harcèlement et de victimisation. Dans le cadre de cette approche, l’Université dispose d’un Code de pratique sur l’utilisation du langage inclusif, qui vise à promouvoir l’équité et l’égalité en sensibilisant aux effets d’un vocabulaire potentiellement discriminatoire. Il fait des suggestions pour éviter les généralisations inappropriées et fournit quelques exemples illustratifs de vocabulaire chargé de genre avec quelques alternatives neutres. »