120 bpm
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120 bpm triomphe aux Césars

Comme prévu, les films 120 battements par minute et Au revoir là-haut sont ressortis grands vainqueurs de la 43ème cérémonie des César, diffusée hier soir. Avec un petit avantage au film de Robin Campillo sur Act Up-Paris, qui remporte le titre très convoité de meilleur film de l’année.

Deux des comédiens du film ont été mis à l’honneur: Nahuel Perez Biscayart (qui tient également l’un des rôles principaux de Au revoir là-haut) est reparti avec le César du Meilleur espoir masculin et Antoine Reinartz, avec celui du Meilleur acteur dans un second rôle.

Robin Campillo, scénariste et réalisateur du film, a reçu le César du meilleur scénario, auquel comme il l’a rappelé sur scène Philippe Mangeot, ancien président d’Act Up-Paris, a contribué.

En recevant sa récompense, il a alors livré le discours le plus politique de la soirée. Il a évoqué la loi de 1970 sur l’usage de drogues, la loi qui réprime les clients des prostituées et la manière dont les migrant.e.s sont traités aujourd’hui. Des sujets qui étaient déjà au cœur de l’action d’Act Up-Paris dans les années 90.

Lorsque le film a gagné le César du meilleur film, Robin Campillo est remonté sur scène accompagné de sa co-productrice Marie-Ange Luciani, de son co-producteur Hugues Charbonneau, et de Rémy Hamai, président d’Act Up-Paris, qui a lancé au public: « Sida, migrants, ne détournez pas le regard! »

120 battements par minute remporte également les César de meilleur montage, pour Robin Campillo, et meilleure musique originale, pour Arnaud Rebotini.

Ce palmarès vient s’ajouter aux multiples récompenses déjà reçues par le film, notamment un Grand Prix du Jury au Festival de Cannes et la Queer Palm.