Dans une nouvelle série, Steven Canals, co-créateur de Pose, va chroniquer la dépsychiatrisation de l’homosexualité aux Etats-Unis

Dans une nouvelle série, Steven Canals, co-créateur de Pose, va chroniquer la dépsychiatrisation de l’homosexualité aux Etats-Unis

Be first to like this.

Steven Canals, co-créateur de la série Pose, aux côtés de Ryan Murphy et Brad Falchuk, a annoncé qu’il préparait une mini-série consacrée à deux figures du militantisme LGBT américain, Frank Kameny et Barbara Gittings. Le projet, intitulé 81 words (81 mots) se penche sur la bataille contre l’American Psychiatric Association, l’association professionnelle nationale des psychiatres américains, qui considérait l’homosexualité comme une maladie mentale.

« Dans les années 50 et 60, l’establishment médical diagnostiquaient les gays et les lesbiennes comme des malades mentaux, jusqu’à ce que Frank Kameny et Barbara Gittings remettent en cause cette classification. Hâte de développer cette mini-série qui traitera de leur contribution oubliée mais importante dans la lutte pour la libération LGBT. », écrit le scénariste et producteur.

LIRE AUSSI | Interview de Steven Canals, co-créateur de la série Pose

Grâce à l’opiniâtreté de deux militants, l’American Psychiatric Association a en effet retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales en 1974. Frank Kameny et Barbara Gittings militaient respectivement au sein des toutes premières associations gays et lesbiennes aux Etats-Unis, Mattachine Society Washington et Daughters of Bilitis.

Frank Kameny fait l’objet d’une biographie, publiée récemment, intitulée The Deviant’s War, signée de l’historien Eric Cervini. Barbara Gittings y est fréquemment citée. Gittings est morte en 2007 et Kameny en 2011. Tous deux sont désormais reconnus comme des figures importantes de l’histoire LGBT aux Etats-Unis.

81 words sera diffusée (comme Pose) sur la chaîne FX à une date encore non-précisée.

Photo: Barbara Gittings, Frank Kameny et John E. Fryer, discutent de la dépsychiatrisation de l’homosexualité. Par Kay Tobin Lahusen. 

Quantcast