Agression homophobe à Paris: deux suspects arrêtés et placés en garde à vue

Selon Europe 1, la police a arrêté et placé en garde à vue deux personnes suspectées d’avoir agressé Arnaud Gagnoud, en début de semaine.

« Il s’agit de deux frères habitant le 20e arrondissement, dont un mineur de 16 ans très « défavorablement connu » des services de police. Ce dernier est soupçonné d’être l’auteur des coups de casque. », précise le site de la radio.

Arnaud Gagnoud, comédien, a posté sur Facebook, le 18 septembre une photo de son visage tuméfié, accompagnée du récit de l’agression dont lui et son compagnon ont été victimes la veille.

Les faits se sont déroulés à la sortie d’un théâtre du XXème arrondissement. Arnaud fait un « câlin » à son copain. Voici ce qui s’est passé ensuite:

« Un groupe de trois jeunes, postés à une vingtaine de mètres, nous a vus. Ils nous ont interpellés. (…) Un flot d’insultes homophobes sortait de leurs bouches. Ils exigeaient que nous quittions « leur quartier » où « y a pas de PD ici ». Comme nous avons refusé de partir, les insultes sont devenues plus graves, plus haineuses. Puis un quatrième les a rejoints. Un gamin qui paraît avoir douze ans. Et c’est lui qui a appelé des renforts. Un scooter avec notre cinquième et sixième agresseurs. Insultes, bousculades, menaces. On ne cède pas. Le chauffeur du scooter détache son casque, le retire, et me frappe avec. Deux coups portés à la tête. Tout va très vite. Les spectateurs du théâtre voient la scène, arrivent en courant, les font partir et nous mettent à l’abri. »

Arnaud a un traumatisme facial, avec ecchymose et oedeme periorbitaire. 7 points de sutures et plusieurs jours d’ITT. Son compagnon n’a rien, heureusement.

Il a reçu notamment le soutien de la maire de Paris, Anne Hidalgo, sur Twitter.

« Vous avez raison de témoigner. Un tel acte ne doit pas être passé sous silence. Le récit de votre agression me révolte. Je tiens à vous faire part, ainsi qu’à votre compagnon, de tout mon soutien. J’espère que les responsables seront rapidement appréhendés. », écrivait la maire, qui a visiblement été entendue.