L’association des avocats LGBT prend son envol

L’association des avocats LGBT prend son envol

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Quelques jours après l’annonce de la création d’une association des avocats LGBT, ses fondateurs croulent sous les messages de confères et consoeurs qui veulent les rejoindre ou qui les félicitent. Nous avons donc voulu en savoir plus.

Créée par quatre avocat.e.s qui travaillent ensemble à la commission juridique de l’Association des parents et des futurs parents gays et lesbiens (APGL), l’Association Française des avocats LGBT (AFALGBT) est une structure réservée aux avocats. « Nous n’avons pas vocation à recevoir du public », précise Florent Berdeaux, co-président et fondateur.

Emilie Duret, Florent Berdeaux, Clélia Richard et Catherine Clavin, fondateurs de l’AFALGBT

L’AFALGBT s’adresse aux avocats notamment « ceux qui sont isolés, discriminés » et « peut être l’interlocuteur de l’Ordre sur ces questions là », selon Florent Berdeaux. L’association pourra également répondre aux sollicitations médiatiques sur les questions juridiques LGBT.

« Il existe ce type d’association dans les plus grands barreaux du monde [comme à New York, par exemple]. Avec tous les contacts et les demandes d’adhésion que nous avons depuis l’annonce de notre création, nous espérons avoir des antennes sur tous les territoires, à l’image de SOS homophobie », ajoute Florent Berdeaux, qui se dit « surpris » de l’enthousiasme de ses confrères et de ses consoeurs.

Ce succès va avoir pour conséquence de diversifier les compétences de l’association « Nous sommes tous les quatre avocats en droit de la famille. C’est un problème. Les questions LGBT ne se limitent pas ça. Elles touchent le droit pénal, le droit du travail, le droit public.

L’AFALGBT va d’abord servir de réseau pour ses membres.

« Beaucoup de jeunes avocats ne parlent pas de leur homosexualité »

Nous demandons à Florent Berdeaux s’il a connaissance de beaucoup de cas d’homophobie dans la profession.

« Nous sommes dans un métier où des collaboratrices se font virer parce qu’elles sont enceintes. Alors l’homophobie… », soupire-t-il. Beaucoup de jeunes avocats, lorsqu’ils sont collaborateurs ne parlent pas de ça, soit parce que ça ne passe pas auprès des patrons, soit parce que ça ne passe pas auprès des clients. »

« L’un de nos objectifs serait de mettre en place une charte sur le modèle de celle l’Autre Cercle« , poursuit l’avocat. « On a besoin d’être bien au travail. Cela passe par le besoin de pouvoir raconter son week-end sans faire de périphrase. »

Sur les questions actuelles, comme la PMA et la Gestation pour autrui, l’AFALGBT, trop jeune, n’a pas encore de position officielle.  « Mais nous allons déposer un dossier de demande d’audition [dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique] », indique Florent Berdeaux.

Mais le co-président de l’association insiste que le point de vue qu’ils défendront sera avant tout juridique: « Nous parlons en tant qu’avocats, parce que nous voyons, pour ce qui est de la PMA, des couples de femmes dans nos cabinets, dont la situation n’est pas stable. Notamment du fait qu’il n’y a pas de double filiation automatique. »

Image: The Good Wife (ABC)

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