Cinéma: « Corpo Electrico », quand un vent de liberté souffle sur São Paulo

C’est aujourd’hui 16 mai que sort le beau film brésilien Corpo Electrico (diffusé à Chéries Chéris sous le titre de Body Electric), que Hornet vous avait présenté en avant-première dans le cadre de son Queer Cinéma Club.

Ce long-métrage de Marcelo Caetano suit le personnage d’Elias (Kelner Macêdo), 23 ans, qui travaille comme designer dans une usine de textile à São Paulo, au Brésil. Le jeune homme se lie d’amitié avec d’autres employés de l’usine. Après le travail, ils vont ensemble s’amuser, boire, se détendre. « Tous veulent libérer leurs corps épuisés par la routine du quotidien au travail », comme le dit le réalisateur dans notre interview (ci-dessous). Des rapprochements s’opèrent, notamment entre Elias et son jeune collègue fantasque Wellington (superbe Lucas Andrade).

Il n’y a pas vraiment d’intrigue à Corpo Electrico, dont le titre est inspiré d’un poème du poète anglais Walt Whitman, I sing the Body Electric. Le réalisateur nous emmène sur les pas d’Elias, qui se laisse guider par ses rencontres ou ses désirs. Ce faisant, il rend hommage à la jeunesse de São Paulo, à son envie de liberté dans la plus grande ville brésilienne, qui ressemble souvent à un océan de béton. Et si le film ramène régulièrement ses personnages à leur condition d’employés (voir notamment la scène poignante où une ouvrière textile commence à souffrir de vives douleurs), on se laisse totalement emporter par la légèreté qui émane du film, loin du pathos qui plombe si souvent les films gays.

Dommage qu’il ne soit diffusé (pour l’instant?) qu’au Luminor à Paris.

Votre notre interview de Marcelo Caetano, réalisateur de Corpo Electrico:

Voir la bande-annonce de Corpo Electrico: