Surprises et dramas: ce qu’il faut retenir de l’Euvovision 2018

Israël a gagné le Concours Eurovision de la chanson 2018 avec la chanson féministe Toy interprétée par Netta Barzilai. Si vous avez raté la semaine Eurovision, voilà ce qu’il faut retenir de l’édition 2018 faite de surprises et de drames. So gay, quoi…

Une victoire annoncée quoique…

Lorsqu’elle arrive à Lisbonne il y a une semaine, Netta est au top : les bookmakers la classe « première » sur tous les sites de paris en ligne, elle vient de gagner le grand prix de l’OGAE (l’association des groupes européens de fans du concours), elle a enflammé les shows publics de pré-eurovision de Tel Aviv, Amsterdam et Madrid… Bref tout allait bien pour elle jusqu’aux répétitions pour les demi-finales où une outsider a littéralement mis le feu : Eleni Foureira, la candidate de Chypre avec sa chanson Fuego. Au point de détrôner Netta des sondages. Le Club de la presse s’emballe alors pour la Beyoncé chypriote au point de faire disparaître l’Israélienne des radars ! Jusqu’à la grande finale où Netta a retrouvé sa place de Queen du concours.

Un membre de la délégation espagnole pas très classe…

Tinet Rubira, le directeur d’Operacion Triumfo, l’émission qui sélectionne la candidate espagnole s’est étalé sur une radio catalane sur le poids de Netta, sur la ressemblance (voire « le plagiat ») de Beyoncé par la Chypriote ou sur le manque de charisme de la délégation française ! Les réseaux sociaux se sont enflammés et les médias espagnols suggèrent aujourd’hui qu’il serait en partie responsable de la mauvaise place du couple espagnol dans le concours (23eme sur 26 !).

Le gagnant portugais de l’édition 2017 dézingue à tout-va…

Salvador Sobral, le candidat portugais, vainqueur de l’édition 2017 a donné une interview dans un journal local quelques jours avant la finale et il a rhabillé de nombreux candidats. Son égo, pour le coup surdimensionné lui a fait dire : « Rien a changé depuis que j’ai gagné… » Lui qui se targuait l’an dernier d’avoir initié un vrai virage à l’Eurovision en mettant en valeur la musique. Au point de déclarer que la chanson Toy est une « chanson horrible » et « qu’heureusement cette année, il n’aura à écouter personne. Pas sympa. Mais il ne savait pas encore qu’il allait devoir remettre lui-même le trophée à Netta Barzilai. Jouissif.

La censure censurée…

MangoTV, une chaine du groupe chinois Hunan Broadcasting System diffuse le Concours depuis quatre ans en Chine. La chaine a censuré deux chansons : celle de l’Albanie à cause des tatouages et surtout, celle de l’Irlande parce que la scénographie faisait apparaître un couple de gays. La sanction n’a pas tardé : l’UER lui a retiré immédiatement les droits de diffusions. Selon les observateurs, cette décision est un message fort envoyé aux télévisions-membres de l’Eurovision qui seraient tenté par la censure sur certaines chansons, notamment aux pays de l’est.

Et la France ?

Mylène Farmer n’a pas suffit. Avec 28,5% de part d’audience (contre 21,2 pour TF1) la retransmission de l’Eurovision sur France 2 a damé le pion à la finale de The Voice qui avait invité, comme par hasard, l’icône gay. Les spectateurs français ont assisté certainement médusés à la dégringolade de la chanson française qui figurait parmi les grands favoris jusqu’à la veille de la finale. Avec un score honorable de 8e sur 26 après le vote des jurys nationaux, Madame Monsieur a chuté à la treizième place à cause d’un mauvais score du télévoting du public. Pas de chance… L’année prochaine peut-être…