Gay Games 10, Jour 8: Une cérémonie de clôture réussie pour finir en beauté

Voilà, c’est fini… Paris 2018 a tiré sa révérence lors d’une cérémonie de clôture très réussie sur le Parvis de l’Hôtel de ville et a transmis le drapeau des Gay Games à Hong Kong qui organisera les jeux en 2022.

Pour ce spectacle hyper réussi, ce sont les associations sportives LGBT qui ont dansé sur plusieurs tableaux tout aussi beaux les uns que les autres. Mention spéciale à la danseuse qui s’est élevée dans les airs avec une traîne qui a servi ensuite de décor de scène (on a également reconnu Julian, de Rainbow Evidanse, qui menait le tableau de son association). Toutes ces années de spectacles lors des soirées de clôture du TIP ont visiblement porté leurs fruits.

La question qui brulait toutes les lèvres au sortir de la soirée était: « Pourquoi ne pas avoir laissé l’organisation du show de la cérémonie d’ouverture aux bénévoles issus des associations sportives LGBT comme pour celle de la cérémonie de clôture ? » La fête était beaucoup plus drôle, plus joyeuse et artistique… Même le soleil était de la partie.

Quel bilan de ces huit jours ? Pour beaucoup, le sentiment d’avoir redécouvert sa communauté, son Village, sa propre diversité. Une lesbienne était toute fière d’avoir fait son premier apéro dans un bar gay du Marais : « Mais c’est super sympa, le Cox ! » Un couple de gays belges, qui frisaient les 70 ans chacun, souriait en voyant que le Piano Zinc de leur rencontre était devenu le Secteur X… Des sourires, beaucoup de sourires. Si on devait résumer cette semaine, c’est le mot « sourire » qui viendrait certainement en premier. Comme si, nous, parisiens, redécouvrions ses bienfaits. Alors aujourd’hui, j’ai une pensée émue pour tout ceux qui m’ont souris : à Fiona, ma copine lesbienne suédoise qui veut ouvrir une école de Cheerleading à Malmö, à Joao qui rentre à Rio avec son poster de Teddy Riner, à Silouane, le plus grand fan de son champion du monde de chéri, à cet arbitre de beach-volley qui hantera longtemps mes nuits, à cette créature-sirène qui a mis le feu aux matchs de water-polo en exhibant « une » coucougnette, à Yacouba et Mahamadou, ces deux réfugiés gays, joueurs de football qui représentaient… la France, à Mimi du Rosa Bonheur qui, à chaque médaille des filles, exultait… de bonheur, aux athlètes perdants qui avaient quand même gagné !

En fait, les grands gagnants de ces Gay Games 10, Paris 2018 (à part Cashless, bien sûr), c’est peut-être nous, la communauté LGBT parisienne…

Cela valait bien un French cancan!

Le mot du jour : Merci. C’est en tout cas, ce que tout le monde se répétait hier soir…

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