GPA: Marc-Olivier Fogiel témoigne

Marc-Olivier Fogiel était hier soir dans 7 à 8 sur TF1 pour parler de sa famille et de la GPA, qui lui a permis d’avoir ses deux filles. L’animateur sort cette semaine un livre Qu’est-ce qu’elle a ma famille?. Avec son mari François Roelants, Marc-Olivier Fogiel élève Mila et Lily toutes deux conçues aux Etats-Unis, grâce à l’aide de Michelle, la mère porteuse et d’une donneuse d’ovocyte.

« J’ai su très tôt que j’étais homosexuel, dès l’âge de 15 ou 16 ans », raconte ce dimanche Marc-Olivier Fogiel dans le magazine Sept à Huit sur TF1. « Ça n’a pas été facile. Même si dans mon univers familial on ne m’a pas rejeté du tout. Mais ce n’était pas une bonne nouvelle. Et pour moi évidemment ça voulait dire renoncer à fonder une famille ».

Avec son compagnon, ils ont réfléchi à l’adoption. Mais avant la loi du mariage pour tous, il était impossible pour un couple d’hommes d’adopter. Il fallait le faire en tant que célibataire et donc mentir. L’animateur affirme qu’il ne se voyait pas « effacer le nom » de son compagnon sur la boîte aux lettres pour pouvoir bénéficier de l’agrément. D’autant qu’une fois l’agrément obtenu, les hommes célibataires sont loin d’être prioritaires.

Reste donc la gestation pour autrui (GPA). Mais Marc-Olivier Fogiel a d’abord des réticences: « Je ne voyais pas comment on pouvait retirer un enfant à une femme qui l’avait porté sans qu’il y ait un traumatisme quelque part ». Mais son compagnon avait moins d’a priori.

Dans un parcours GPA, il y a d’abord le choix de la donneuse d’ovocyte (le plus « perturbant » pour l’animateur), puis celui de la mère porteuse, même si comme le rappelle Marc-Olivier Fogiel: « Dans la réalité américaine, ce n’est pas vous qui choisissez la mère porteuse, c’est elle qui vous choisit. »

« Elle m’a dit et ses parents m’ont dit que depuis l’adolescence elle vit comme une injustice que des couples ne puissent pas faire d’enfants. Pas simplement des couples homos. », explique-t-il.
Interrogé sur le coût d’une GPA, le présentateur du Divan répond que cela a coûté environ 100 000 euros pour l’ensemble du processus, entre les frais d’avocats et les frais médicaux. La mère porteuse, elle, est « dédommagée à hauteur de ce qu’elle arrête de travailler pour porter votre enfant » et a reçu 18 000 dollars. « Cela ne change pas la vie », estime Marc-Olivier Fogiel.

Il raconte ensuite un incident. Lors d’une manif pour tous, il passe devant des manifestants avec sa fille de 1 an en poussette. Un homme en voiture, le reconnaît, le klaxonne très fort et s’arrête à quelques centimètres de la poussette, se souvient l’animateur manifestement ému. »Une fausse manip et il écrase la poussette ». « Heureusement, j’ai été confronté dans ma vie à d’autres polémiques et d’autre difficultés pour ne pas surréagir. Si je surréagis, j’explose la voiture ».

La paternité l’a-t-elle changé. « Si vous me demandez ce que je suis, je réponds que je suis d’abord papa », répond-il en confiant que depuis qu’il est père, il pleure tous les jours.