Ces acteurs et actrices qui ont joué des parents homos à l’écran

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S’il existe quelques films qui évoquent des parents LGBT célibataires (TransAmerica, In & Out, Beginners…), les films dans lesquels un couple homo éduque des enfants sont beaucoup plus rares. Dans les films américains qui parlent d’homoparentalité, les couples ne sont généralement pas mariés, puisque ce n’est que que récemment (2015) que le mariage a été ouvert aux couples de même sexe sur tout le territoire des États-Unis. En cherchant un peu, pourtant, nous avons exhumé cinq films qui valent le coup d’œil sur des couples gays ou lesbiens qui élèvent des enfants. Attention : le dernier, Ideal Home, avec Paul Rudd, ne sortira aux États-Unis qu’en juin (et sans doute en France quelques mois plus tard).

 

1. The Birdcage (1996)

Dans cette adaptation cinématographique de la célèbre pièce de Jean Poiret, La Cage aux folles, Robin Williams joue le rôle d’Armand, un patron de boîte de nuit en couple avec une drag-queen flamboyante, Albert (interprété par Nathan Lane). Ensemble, ils ont élevé depuis sa naissance le fils d’Armand, Val, issu d’un coup d’un soir bien des années auparavant. Si bien que Val les considère désormais comme ses parents.

Le jour où les futurs beaux-parents de Val, des conservateurs coincés, débarquent pour faire leur connaissance, Armand et Val tentent d’abord de faire passer Albert pour « l’oncle Al ». Mais finalement, c’est habillé en femme qu’Albert se présente au dîner avec la future belle-famille, en prétendant être la mère biologique de Val.

Albert s’avère finalement être une assez bonne mère, même quand son fils tente de la faire rentrer dans le placard avec sa perruque, son maquillage et tout son attirail.
2. Breakfast with Scot (2007)

Ancien joueur de hockey reconverti en commentateur sportif à la télévision, Eric coule des jours paisibles avec son compagnon Sam, avocat sportif. Mais lorsque le frère irresponsable de Sam, Billy, disparaît et que la copine de Billy, Julie, est retrouvée morte, le couple doit recueillir chez lui le film de Julie, Scot.

Si Eric et Sam sont plutôt virils, Scot, à l’inverse, est un petit garçon flamboyant. Il adore les comédies musicales, fait redécorer sa chambre pour qu’elle ressemble à celle d’une princesse de conte de fées et n’a pas peur de porter du maquillage en public, ni de dire à d’autres garçons qu’il aimerait les embrasser.

Lorsqu’il commence à être harcelé à l’école, Eric et Sam ne savent pas très bien comment réagir. Mais ils lui font découvrir le hockey sur glace et Scot s’épanouit alors comme jamais.
La Ligue nationale de hockey canadienne et l’équipe des Maple Leafs de Toronto ont autorisé pour ce film l’usage du logo et des maillots des Maple Leafs. Cela fait de Breakfast with Scot (adapté du roman éponyme de Michael Downing publié en 1999) le premier film gay officiellement soutenu par une ligue sportive professionnelle. Et ce n’est pas rien, compte tenu du tabou persistant de l’homosexualité dans le sport.

3. Les Joies de la famille (en VO : Patrik 1,5) (2008)

Sven et Göran viennent d’emménager dans un nouveau quartier, ils ont rencontré des voisins accueillants lors de leur pendaison de crémaillère et ils s’apprêtent à adopter un enfant. Ils pensent avoir trouvé le bébé parfait : Patrik, un garçon d’un an et demi né dans une famille à problèmes.
Sauf qu’une coquille s’est glissée dans les formulaires d’adoption : Patrick n’a pas 1,5 ans mais… 15 ans. Ce n’est pas un bébé, mais un jeune délinquant avec un casier judiciaire et de solides préjugés homophobes : il pense que les gays sont des pédophiles. Son attitude agressive effraye tout d’abord Sven, mais Göran veut lui donner une deuxième chance. Le couple va-t-il garder ce jeune ado à problèmes ?
C’est la question au cœur de ce film suédois adapté d’une pièce de théâtre. Pour écrire son scénario, la réalisatrice a interrogé le premier couple gay suédois ayant reçu la permission d’adopter.
Dans le film, Sven et Göran sont liés par une « union civile », une sorte de PACS amélioré qui leur donne les mêmes droits que le mariage (y compris le droit à l’adoption). En Suède, le mariage n’a été ouvert aux couples de même sexe qu’en 2008, après le tournage du film.

4. The Kids Are All Right (2010)

Obstétricienne, Nic (Annette Bening) vit avec sa compagne Jules (Julianne Moore), paysagiste, dans une belle maison de la banlieue de Los Angeles. Ensemble, elles élèvent un garçon et une fille. Leur fils de 15 ans, Laser (Josh Hutcherson) retrouve Paul (Mark Ruffalo), le donneur de sperme grâce auquel il a été conçu. En parents aimants et en adultes responsables, Nic et Jules décident alors d’inviter Paul à dîner. Mais évidemment, tout ne se passe pas comme prévu…
Sans dévoiler tous les ressorts de l’intrigue, on peut dire que le couple formé par Nic et Jules traverse une période creuse, notamment d’un point de vue sexuel. Jules estime par ailleurs que Nic (qui assure l’essentiel des revenus du ménage) ne l’a pas assez soutenue dans sa carrière. Et, à mesure que les enfants se rapprochent de Paul, Nic craint que celui-ci ne sape leur influence sur leurs enfants.
The Kids Are All Right est l’un des rares films hollywoodiens sur l’homoparentalité. La complexité de la relation entre les deux femmes, leur besoin l’une de l’autre et leur amour pour leurs enfants en font un des films les plus riches et les plus profonds sur ce sujet. À voir ou à revoir sans hésiter, donc.

5. Ideal Home (2018)

Le couple formé par le célèbre chef Erasmus (Steve Coogan) et son mari réalisateur Paul (Paul Rudd) patauge dans le marasme. Paul est las de l’exubérance de son mari, et Erasmus le ressent. C’est durant cette période délicate que débarque un garçon de dix ans, William, qui prétend être le petit-fils d’Erasmus.

Le père de William est en prison et le couple doit donc s’adapter pour accueillir le gamin (en commençant par cacher le porno !). Mais alors que l’enfant se rapproche de son grand-père et du mari de celui-ci, la sortie de prison imminente de son père menace de bouleverser ce nouvel équilibre familial.

Erasmus et Paul semblent capables d’offrir à William une vie de qualité, remplie d’amour, de rires et de bonne cuisine texane. Mais leur affection pour le garçon peut-elle supplanter le lien biologique avec son père ? Et l’arrivée de William ravivera-t-elle la flamme de ce vieux couple ? Vous le saurez quand Ideal Home sortira en salle, le 21 juin aux États-Unis et quelques-mois plus tard en France.

6. Comme les autres

Le pitch de ce film sorti en 2008, 5 ans avant le mariage pour tous:

« Ils filent le parfait amour… Enfin, presque : Emmanuel (Lambert Wilson) veut un enfant et pas Philippe (Pascal Elbé)…Pourtant, Emmanuel décide un jour de franchir le pas, au prix de perdre Philippe… Mais comment avoir un enfant quand on est homo? »

Le film a un peu vieilli — le mariage pour tous est passé par là — mais il reste plutôt sympathique.

7. On ne choisit pas sa famille

Un couple lesbien, Kim et Alex (Muriel Robin et Helena Noguerra) veulent un enfant. Pour pouvoir adopter une fille de 5 ans en Thaïlande, Alex demande à son frère (Christian Clavier) de se faire passer pour le mari de Kim quand ils iront chercher l’enfant.

L’enfer est pavé de bonnes intentions, les films ratés le sont parfois aussi. Les clichés et les blagues lourdes plombent ce long-métrage de 2011, malgré l’envie du réalisateur (Clavier) de faire un film qui ne juge pas les familles homoparentales.

 

 

Avez-vous vu ces films ? Qu’en avez-vous pensé ? Laissez vos impressions dans les commentaires!