Quelques idées de romans et de bédés à lire en confinement

Quelques idées de romans et de bédés à lire en confinement

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Depuis midi, ce 17 mars, les français.es doivent rester, sauf exceptions, confinés chez eux, afin de ralentir la propagation du Covid-19 (Toutes les infos sur Gouvernement.fr).

Une situation qui oblige à trouver comment passer le temps à la maison. Si vous cherchez des idées, voici une courte liste de romans et de bédés à thématique gay ou lesbienne à lire absolument un jour dans sa vie.

Les Chroniques de San Francisco, Armistead Maupin

Vous avez du temps devant vous? Autant vous (re)faire toute la saga. Oui, il y a neuf tomes… Mais puisque vous avez du temps… Si vous n’en avez jamais entendu parler, les Chroniques suivent une bande de personnages hyper attachants à San Francisco, à partir des années 70. Ils vivent au 28, Barbary Lane, tenu par une mystérieuse logeuse fumeuse d’herbe, Anna Madrigal.

Une fois que vous aurez fini, il y a une très belle série sur Netflix, qui fait office de suite (et de conclusion?) aux Chroniques.

Vous pouvez aussi relire notre interview exclusive d’Armistead Maupin.

Harlem Quartet, James Baldwin

Le synopsis: « Dans le Harlem des années cinquante, se nouent les destins de quatre adolescents : Julia l’enfant évangéliste qui enflamme les foules, Jimmy son jeune frère, Arthur le talentueux chanteur de gospel et Hall son frère aîné.Trente ans plus tard, Hall tente de faire le deuil d’Arthur et revient sur leur jeunesse pour comprendre la folle logique qui a guidé leur vie. Pourquoi Julia a-t-elle subitement cessé de prêcher ? Pourquoi le quartet s’est-il dispersé ? Pourquoi Arthur n’a-t-il jamais trouvé le bonheur ? »

Une roman d’une puissance peu commune. L’un des plus beaux livres de l’américain James Baldwin.

La couleur pourpre, Alice Walker

Au début du XXème siècle, on suit deux soeurs noires, Celie et Nettie, élevées par un père abusif dans le sud raciste des Etats-Unis. Puis les deux soeurs sont séparées et vont vivre leurs vies séparément sans jamais s’oublier l’une l’autre. On connaît un peu plus La couleur pourpre via son adaptation cinématographique par Steven Spielberg en 1986, avec une jeune Whoopi Goldberg dans le rôle de Celie. Si la performance de Whoopi Goldberg est bouleversante, on ne saurait que trop vous conseiller de lire le livre, que Spielberg a beaucoup édulcoré, en particulier une belle histoire d’amour lesbienne, quasi inexistante dans le film.

En finir avec Eddy Bellegueule, Edouard Louis

Dans ce roman écoulé à plus de 200 000 exemplaires, Edouard Louis raconte son enfance difficile dans une famille modeste, et dans un milieu scolaire où il est martyrisé en raison de son homosexualité. Un livre qui fait l’effet d’un coup de poing au ventre.

Un monde de différence, Howard Cruse

C’est le chef d’oeuvre de l’auteur de bédé Howard Cruse, disparu l’an dernier. Cruse raconte l’histoire de Toland Polk, qui vit dans le sud des Etats-Unis à la fin des années 50 et dans les années 60. Le jeune homme blanc va être témoin de toute l’horreur du racisme, et apprendre à vivre avec son homosexualité. Grâce à quelques belles rencontres, il va aussi découvrir la solidarité entre les communautés, l’amitié et l’amour. Bouleversant.

Caresser le velours, Sarah Waters

La romancière britannique Sarah Waters excelle dans l’art du thriller historique mâtiné de romance lesbienne. Dans Caresser le velours (qui a fait l’objet d’une excellente adaptation télé), on suit une jeune écaillère du Kent qui rencontre une artiste de music-hall dans l’Angleterre du XIXèle siècle. Elles filent le parfait amour jusqu’au jour où Nancy surprend Kitty avec son manager, Walter. A partir de là commence une descente aux enfers qui va la mener au travestissement, à la prostitution (en étant travestie en homme), à une relation perverse de domination-soumission avec une aristocrate un brin perverse, jusqu’à finalement la renaissance et la redécouverte de l’amour.

Le bleu est une couleur chaude, Julie Maroh

C’est la bédé qui a inspiré le film d’Abdellatif Kechiche, La vie d’Adèle, Palme d’or à Cannes en 2013. La version bédé est plus onirique que le film, plus triste aussi. Ici Adèle se nomme Clémentine. Mais elle rencontre bien une jeune fille aux cheveux bleus qui va bouleverser sa vie. Un classique.

Fun Home, Alison Bechdel 

Dans cette bédé autobiographique, Alison Bechdel raconte son enfance et sa relation avec son père Bruce, qui s’est suicidé. Elle est lesbienne, lui était un gay au placard. Encensée — à juste titre — par le critique, Fun Home a reçu de nombreux prix. La bédé a été adaptée en comédie musicale à Broadway. Une adaptation au cinéma avec Jake Gyllenhall dans le rôle du père doit sortir prochainement.

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