Rencontre avec Koueton, créateur de l’Agenda AfterWork, un rendez-vous pro et convivial pour les personnes Afro-LGBT

Rencontre avec Koueton, créateur de l’Agenda AfterWork, un rendez-vous pro et convivial pour les personnes Afro-LGBT

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Le rendez-vous commence à s’installer. Chaque premier jeudi du mois, L’Agenda Afterwork permet aux personnes afro-lgbt d’Île de France de se rencontrer et d’échanger autour d’un verre, pour parler boulot, mais pas seulement.

C’est Koueton qui est à l’origine du projet. Né en Côte d’Ivoire, ce créateur de contenu sur Instagram et YouTube de 30 ans, qui travaille dans le digital, est arrivé en France il y a 7 ans.

Il a créé L’Agenda, une structure qui veut faciliter les rencontres et les échanges au sein de la communauté Afro-LGBT d’Île de France. L’afterwork en est la première émanation. Et a priori pas la dernière.

Interview.

Quel est le concept de L’agenda?

C’est parti d’une frustration, celle de ne pas avoir d’espace de rencontre pour les afro-lgbt d’Île de France. Avec les personnes avec qui j’ai travaillé à la création de L’Agenda, nous nous sommes dit qu’il fallait développer plus d’espaces de rencontre, d’échange, mais aussi de réflexion sur des thématiques qui nous sont propres. C’est vrai que nous faisons partie de la communauté LGBT globale, mais du fait de nos parcours et de l’aspect racial, qu’on le veuille ou non, il y a des choses qui nous touchent plus particulièrement que les autres personnes de la communauté LGBT. On a commencé avec l’AfterWork qu’on fait chaque premier jeudi du mois. C’est le premier pas de tout ce qu’on créera avec lLAgenda.

Comment se déroule l’Afterwork? 

A chaque édition de l’Agenda, on essaie de mettre en place une activité brise-glace pour permettre aux gens de discuter entre eux. Il y a très peu de personnes qui se connaissent entre elles. Les gens viennent de différents horizons, différents corps de métier, différents background. Certains sont nés en France, certains sont nés en Afrique comme moi, d’autres viennent des îles ou de beaucoup d’autres endroits dans le monde. Pour la Saint-Valentin, nous avions fait une date-night et pour la prochaine édition, il y aura quelque chose autour de l’astrologie. Le but est de permettre aux gens de se détendre après le boulot, de rencontrer de nouvelles personnes, prendre un verre, manger un peu, en venant avec ses amis ou tout seul. C’est en tout cas un espace où tu peux venir et te sentir à l’aise, dans une bonne ambiance, avec de la musique afro, du hip hop, du rnb, de la pop, etc.

Photo: Yann Megnane.

Combien de personnes viennent? 

Nous étions autour de 60 personnes lors des premières éditions. Lors des dernières, nous étions autour des 80.

Que se disent les gens lors de ces apéros? Cela correspond-il à ton idée de départ? 

La plupart des gens me disent qu’ils ont fait de belles rencontres. Il y a des personnes qui vont parler de boulot, se rendre compte qu’en fonction de leurs corps de métier il y a des atomes crochus et qu’il peut potentiellement y avoir des collaborations ou des projets en commun. A côté de cela, il peut aussi y avoir des personnes qui viennent juste pour se détendre après le boulot, et pour se poser avec leurs amis. C’est un espace ouvert. Chacun vient avec ses motivations.

Après l’AfterWork, quels sont les autres projets pour L’Agenda? 

Pour le deuxième trimestre, nous prévoyons de faire une sorte de brunch-talk avec des personnes qui feront des interventions, qui viendront débattre sur les thématiques qui intéressent notre communauté. Nous réfléchissons aussi à créer un club de lecture. Mais on avance petit à petit. L’objectif, c’est vraiment se tirer les uns les autres vers le haut.

Prochain rendez-vous de L’Agenda-AfterWork, jeudi 7 avril, à 18h à l’Appart de la Villette. 

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