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Don du sang: la période d’abstinence d’un an pour les gays pourrait être levée

Bientôt la fin de ce que beaucoup vivent comme une discrimination? La commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale a adopté un amendement qui mettrait fin au traitement différencié des gays et des hétérosexuels pour le don du sang. Cet amendement, défendu par le député socialiste Herve Saulignac, figure dans une proposition de loi des Républicains. Voici ce qu’il stipule:

« Pour tout homme donneur et toute femme donneuse, aucune distinction ne doit être faite en fonction du genre et sexe du ou des partenaires avec qui il ou elle aurait entretenu des relations sexuelles ».

Jusqu’ici les autorités sanitaires justifiaient la différence de traitement par la prévalence bien plus élevée de VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, pour reprendre la terminologie d’usage. Cette prévalence, ajoutée à la fenêtre pendant laquelle le virus est indétectable dans le sang, faisait courir un risque — minime — lors du don du sang, comme le rappelait le Conseil d’Etat fin 2017.

En 2016, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a toutefois réautorisé les homosexuels à donner leur sang, avec une condition drastique: une période d’abstinence de douze mois. Une contrainte raillée par les associations LGBT tant elle semblait irréaliste.

Avec le nouvel amendement, la période d’abstinence demandée pour les gays ayant plusieurs partenaires devient la même que pour les hommes hétérosexuels, à savoir quatre mois.

Sur Twitter, Jean-Luc Romero a fait part de sa joie: « Enfin!!! La durée d’abstinence demandée aux homosexuels pourrait être alignée sur celle des hétérosexuels. La fin d’une discrimination et une règle juste qui assure la sécurité transfusionnelle ! », a écrit l’homme politique, président de Elus locaux contre le sida.

 

Attention à ne pas crier victoire trop vite. La proposition de loi doit encore être examinée en séance à l’Assemblée Nationale.

Affaire à suivre, donc.