Marche des fiertés Paris 2017. PMA.
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Fin des Etats Généraux de la bioéthique: SOS homophobie dénonce la surreprésentation des anti-PMA

La période de consultation des Etats Généraux de la Bioéthique s’est terminée ce lundi 30 avril. Organisés par le Comité nationale consultatif d’éthique (CCNE), les Etats Généraux devaient permettre de parler des sujets touchant à la bioéthique, parmi lesquels la PMA.

Dans un communiqué, SOS homophobie, qui a été auditionné le 26 avril et a participé à plusieurs débats régionaux, dénonce le « le parasitage de ces espaces d’échanges par les anti-PMA ».

« Dans les débats régionaux, les anti-PMA étaient surreprésentés quand ils n’ont pas été simplement invités à intervenir, comme Blanche Streb, directrice de la formation et de la recherche à Alliance Vita, à Lyon, explique l’association. L’atmosphère foncièrement hostile des premiers débats, où des personnes favorables à la PMA ont été huées et où des propos LGBTphobes ont été tenus, ont découragé de nombreuses personnes concernées à s’y rendre, faussant ainsi la représentativité de tels événements. »

Il était également possible de laisser des contributions sur le site du CCNE. Dans une interview à Hornet, Joël Deumier, le président de SOS homophobie avait signalé que le site « regorge de propos haineux à l’encontre des personnes LGBT et des familles homoparentales ».

L’association rappelle que le médiateur du CCNE a reconnu lui-même dans La lettre du médiateur, que  “la nature des États généraux n’est pas référendaire” et “les contributions sur le site web ne peuvent pas être représentatives de la société française” et met en avant les différents sondages qui indiquent que les français sont largement favorables à la PMA.

Un sondage Ifop commandé par « La Croix » et le Forum européen de bioéthique quelques jours avant le lancement des états généraux de la bioéthique, le 18 janvier dernier montrait que les français.es sont à 60% favorables à la PMA. Un chiffre qui évolué positivement au fil des années, puisque 24% seulement des français.es étaient favorables à la PMA en 1990 et 47% en 2013.

« Nous demandons à présent que les pouvoirs publics entendent cette majorité de Français·e·s favorables et portent au plus tôt un projet de loi sur l’ouverture de la PMA et la filiation pour garantir la sécurité sanitaire, juridique et matérielle de nos familles. », conclut SOS homophobie.

Suite à ces consultations, le CCNE remettra un avis à la rentrée 2018. La balle sera ensuite dans le camp du gouvernement et des parlementaires.