solitude gay
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Le blogueur Fred Colby évoque la « solitude gay » et propose de redonner du sens à la communauté LGBT

La solitude gay ce fléau? Dans un nouvel article de blog, le blogeur Fred Colby, dont nous vous avions déjà parlé, parle d’un sujet important, ce sentiment de solitude ressenti par de nombreux gays.

Fred raconte sa rencontre avec Ben,  » tout à fait charmant, cultivé, drôle mais terriblement seul depuis qu’il a dû revenir d’un pays étranger afin d’être pris en charge pour le VIH. » Ben est en difficulté par rapport à la pratique du chemsex et un médecin a suggéré à Fred de lui parler de son expérience pour « lui redonner un peu d’espoir ».

Un jour, ils se donnent rendez-vous au Rosa Bonheur. Ben ne vient pas et ne répond pas aux messages. « Finalement Ben me répond 2 jours après en m’expliquant qu’il se sentait tellement seul qu’il a fait une rechute de drogue et qu’il va se faire hospitaliser volontairement quelques jours. », écrit Fred.

Pour le blogueur, « dans le milieu gay il y a des dizaines de Ben, certains s’en sont sortis. D’autres nous ont malheureusement quitté… » « Comment en est-on arrivé là », se demande-t-il. Certains pointent du doigt les drogues, d’autres les applis de rencontre.

« Moi je fais partie de celles et ceux qui pensent que c’est la solitude le cœur du problème. » avance Fred.

Et le blogueur de revenir sur sa propre histoire, quand célibataire, avec peu d’amis, il passait ses soirées au sauna, multipliait les plans cul et prenait des risques.

Il donne quelques pistes pour s’en sortir: l’engagement associatif, une analyse de son propre comportement, se fixer des objectifs atteignable, désinstaller de temps à autre les applis si on est trop accro, rejoindre des groupes d’auto support en cas de difficulté, et surtout ne pas rester seul avec son mal-être.

A ceux qui vont bien, Fred conseille de « tendre la main » aux autres: « Essayez d’être attentif à ceux autour de vous qui ne donnent plus de nouvelles, qu’on ne voit plus en soirée, sur les réseaux sociaux etc. C’est souvent signe d’une détresse affective voire pire. »

Il faut, conclut-il « créer des chaines de solidarité et d’entraide. (Re)donner du sens à la notion de communauté(s) LGBT. »

« L’épidémie de solitude gay »

Ce post rappelle une longue enquête du Huffington Post sur le même thème: L’épidémie de la solitude gay. Le journaliste creusait alors les raisons de ce mal-être si répandu qui pousse les gays à se suicider plus que les hétéros ou à souffrir plus souvent d’anxiété et de dépression. Les chercheurs estiment que c’est le « stress minoritaire » qui est en cause. Toutes les années passées au placard, c’est à dire à cacher son homosexualité au monde ou à soi-même, créent de multiples mini-traumas dont il est difficile de se remettre. Et qui sont donc susceptibles d’entraîner haine de soi et comportements auto-destructeurs.

 

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