Photos: Marche des fiertés de Paris 2018, entre pride et polémiques

This post is also available in: English Español Português

La marche des fiertés LGBT parisienne s’est déroulée hier sous un soleil de plomb entre la place de la Concorde et la place de la République.

Comme souvent, la marche s’est accompagnée de son lot de polémiques et de happenings.

Pour commencer, le mot d’ordre « Les discriminations au tapis, au sport comme dans la vie » était fortement contesté par les orphelins de la Pride de nuit — que les organisateurs.trices n’ont pas souhaité reconduire cette année. Plusieurs associations et collectifs ont donc décidé unilatéralement de prendre la tête du cortège, en ouvrant leur marche avec un groupe de « queers et trans racisé.e.s en non mixité ». Leur démarche était expliquée dans un appel intitulé Stop au Pinkwashing.

L’ordre de placement a également suscité quelques remous. Il y a quelques jours, Act Up-Paris avait fait part de sa colère d’être relégué en queue de cortège avec Aides. Sur Hornet, l’Inter-LGBT avait dit « comprendre la déception » de l’association, mais assumé sa décision.

Enfin, la vandalisation — à deux reprises de passages piétons dans le Marais — et celle des banderoles rainbow devant l’Assemblée Nationale étaient dans toutes les têtes.

Au final, les manifestant.e.s ont défilé tranquillement, certains en lançant des slogans politiques, d’autres en faisant juste la fête, et d’autres encore — peut-être les plus nombreux — en faisant les deux.

On pourra retenir (très subjectivement) la foule entourant les chars des Gay Games et de la FSGL, l’ambiance très chaude derrière le char caribéen, les slogans drôles du char gouine-trans, l’émotion de Jean-Luc Roméro-Michel, qui saluait la foule depuis un bus où l’on voyait la photo de son mari, décédé il y a un mois tout juste, ou le gros kiff de la drag-queer Marie-Jo Dassin qui a fait chanter Bohemian Rhapsody à toute la foule rassemblée place de la République.

Celles et ceux qui ont eu la patience d’attendre le char de Paris sans sida/Hornet, placé à la 63ème position auront pu voir Armando Santos, alias Dr Naked, se trémousser sur les beats de DJ Lazy Flow.

Voir notre galerie photo du char de Paris sans sida / Hornet

Arrestation brutale d’une manifestante

On ne retiendra qu’un seul incident, l’arrestation brutale d’une manifestante du cortège radical qui a tagué et recouvert la statue de Jeanne d’arc d’une cagoule.  Les manifestant.e.s radicaux ont refusé d’avancer davantage tant que la manifestante n’aurait pas été libérée… Ce qui a retardé d’autant toute la manifestation.

On notera aussi la présence discrète de plusieurs membres du gouvernement ou de la majorité (Marlène Schiappa, Mounir Mahjoubi), pourtant largement conspué lors des prises de paroles associatives avant le départ de la marche (voir ci-dessous la photo publiée par Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement).

 

Voir notre galerie de photos de la marche des fiertés LGBT de Paris

Photos: Xavier Héraud

 

 

 

 

(Visited 2 881 times, 1 visits today)