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Moussa Camara: le verdict est tombé (et il est sévère)

Le verdict est tombé dans l’affaire Moussa Camara, du nom de ce jeune guinéen volontaire à Aides menacé d’expulsion. Et le verdict en question n’est pas clément. Le tribunal l’a condamné à 2 mois de prison ferme et 2 ans d’interdiction du territoire. Sous le coup d’une obligation de quitter le territoire (OQTF) Il était jugé pour avoir refusé de monter dans l’avion qui devait lui faire quitter la France.

La mobilisation de Aides et du Réseau Education sans Frontières (RESF) n’aura donc pas suffi. L’association de lutte contre le sida appelle malgré tout à un rassemblement à Paris, place de la République à 19h.

S’il est expulsé en Guinée Moussa, qui se dit bisexuel, risque d’aller en prison, ou pire. L’article 325 du code pénal de Guinée, prévoit une peine de 6 mois à trois ans de prison et une amende pour les personnes qui auraient des relations sexuelles avec une personne de même sexe. Mais la rue est parfois moins clémente.

Moussa a reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques, dont Anne Hidalgo, maire de Paris ou Olivier Faure, secrétaire général du Parti Socialiste.

La députée ouvertement lesbienne Laurence Vanceunbrock-Mialon (LREM) a en revanche refusé de le faire, estimant que « Moussa n’est pas gay ». Une déclaration qui a laissé sceptique les militants de Aides, comme l’explique Komitid. « Nous faisons confiance aux militants de Aides sur place, qui connaissent Moussa depuis trois ans », a répondu Antoine Henry, responsable communication de Aides.

Interpellé, le ministre de l’Intérieur n’a pas voulu intervenir. Il est vrai que Moussa Camara n’a pas escaladé d’immeuble pour aller sauver un enfant.

Photo: manifestation de soutien à Moussa Camara, à Paris. Par Xavier Héraud