manif lgbt-phobies
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Rassemblement contre les LGBT-phobies: les images

Environ 3000 personnes se sont rassemblées hier place de la République pour dénoncer la multiplication des agressions homophobes ces dernières semaines à l’appel de SOS homophobie et de l’Inter-LGBT.

Dans la foule on a pu voir les ministres Mounir Mahjoubi et Franck Riester, ainsi que l’adjoint à la mairie de Paris Ian Brossat.

Dans son discours, Joël Deumier, président de SOS homophobie, dénonce « une agression homophobe tous les trois jours, une agression lesbophobe tous les dix jours ». « Nous nous sommes réunis pour libérer la parole. », lance-t-il.

Ecouter le discours de Joël Deumier ci-dessous:

Divers responsables associatifs ont ensuite pris la parole.

Voir le reportage vidéo de Têtu:

A noter, une voix discordante, celle d’Act Up-Paris, qui a critiqué l’appel de SOS homophobie et de l’Inter-LGBT.

« Il est insupportable de lire dans l’appel lancé par les organisateurEs que « la haine LGBTphobe n’a pas sa place dans la République » ; alors que le gouvernement Macron tente de se servir de la PMA comme diversion face à des politiques antisociales, cristallisant un mécontentement populaire de plus en plus exacerbé. », écrit notamment l’association.

Le président d’Urgence Homophobie, Guillaume Mélanie, reproche à Act Up de l’avoir hué et traité de « collabo » pendant son discours. « Ce fut, ce jour, une deuxième agression. Je tremblais de tout mon corps. J’ai pleuré. » Guillaume Mélanie a il est vrai plusieurs fois créé la polémique en s’affichant aux côtés de Cyril Hanouna ou en remettant en cause la bisexualité de Moussa, ce jeune guinéen menacé d’expulsion.

Une campagne grand-public contre les LGBT-phobies

Les associations LGBT ont rencontré jeudi 18 octobre, Marlène Schiappa, Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations et Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Les associations réclament notamment une grande campagne publique contre les LGBT-phobies. Elles n’ont pas eu gain de cause pour le mot, malgré des mots de soutien des membres du gouvernement.

Photo de Une: Komitid.fr

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