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Grindr licencie tou.te.s les employé.e.s de son média, « Into »

Après un an et demi d’existence seulement, le média LGBTQ américain Into met la clé sous la porte. Le PDG de Grindr, propriétaire du site, a annoncé le 15 janvier aux employés qu’il mettait fin à leurs contrats pour pouvoir « se concentrer sur la vidéo ».

« Pour nous, la fermeture de Into est une perte immense pour les média LGBTQ, le journalisme et le monde. », écrivent les journalistes du média dans un communiqué.

« Nous avons prouvé ce que les personnes queer ont montré pendant des décennies: il y a un public, un désir et une faim d’histoires LGBTQ, racontées par des personnes LGBTQ. (…) A retenir également: nous avons mis en avant les voix des personnes queers et trans racisées, après des années de critiques faites aux médias LGBT, jugés trop blancs, trop masculins, trop cisgenres. Nous espérons avoir montré l’exemple. »

Selon Out.com, dont la rédaction est désormais dirigée par Zack Stafford, ancien rédacteur en chef de Into, les salariés qui s’occupent des réseaux sociaux de l’application auraient également été licenciés.

Hasard ou coïncidence, ces licenciements interviennent quelques semaines après qu’un journaliste de Into a rapporté des propos polémiques du PDG de Grindr, Scott Chen. Ce dernier avait estimé sur Facebook qu’il croyait que le mariage est « l’union sacrée d’un homme et d’une femme » — avant de se rattraper et d’affirmer son soutien à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Scott Chen n’avait pas beaucoup apprécié de se retrouver ainsi en lumière, comme on le devinait dans sa réponse à l’article qui l’incriminait. Ces propos avaient causé une polémique sur les réseaux sociaux et entraîné la démission du directeur de la communication de l’entreprise.

Depuis janvier 2018, Grindr appartient au groupe Chinois Kunlun.